Thérèse Lefrancq

Focus sur un auteur

Je vois notre couple comme le chandail, tricoté au fil des années, de laines différentes; mohair, mérinos, laine pour layette...brodé chaque jour de perles, de plumes, inachevé par le désir d’apporter une touche nouvelle. Je ne laisserais personne le détricoter, en modifier les couleurs. Je suis née en plein hiver, un hiver d’il y a soixante ans, avec des températures souvent proches du zéro. Nous habitions une maison de coron, c’est à dire attenante de chaque côté, ce qui signifie des voisins collés à chaque extrémité. Je ne pesais que deux petits kilos puisque j’étais impatiente de pointer mon petit nez en dehors du nid douillet du ventre de maman.J’agrandissais le cercle familial qui comptait mes parents, trois frères et une sœur. Mon parrain ainsi que ma marraine furent choisis parmi la fratrie. D’après une photo, où je suis assise sur les genoux de mon jeune frère, je ressemblais plus à un souriceau qu’à un bébé. Nous ne connaissions pas le luxe, mais nous apprécions ces moments qui à l’heure actuelle sont, pour nos enfants, anodins pour ne pas dire nuls. ... Je perçois encore l’émerveillement éprouvé lors de notre première rencontre. C’était au mois de juillet chez les parents d’un ami commun à nos deux frères, il y a plus de quarante ans et pourtant si présent dans ma mémoire. Je portais la robe bleue de ma sœur aînée ajustée par ses soins. Lui, un pantalon bleu foncé avec des poches sur les côtés à mi-genou et une chemise.

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À propos de cet auteur

Je vois notre couple comme le chandail, tricoté au fil des années, de laines différentes; mohair, mérinos, laine pour layette...brodé chaque jour de perles, de plumes, inachevé par le désir d’apporter une touche nouvelle. Je ne laisserais personne le détricoter, en modifier les couleurs. Je suis née en plein hiver, un hiver d’il y a soixante ans, avec des températures souvent proches du zéro. Nous habitions une maison de coron, c’est à dire attenante de chaque côté, ce qui signifie des voisins collés à chaque extrémité. Je ne pesais que deux petits kilos puisque j’étais impatiente de pointer mon petit nez en dehors du nid douillet du ventre de maman. J’agrandissais le cercle familial qui comptait mes parents, trois frères et une sœur. Mon parrain ainsi que ma marraine furent choisis parmi la fratrie. D’après une photo, où je suis assise sur les genoux de mon jeune frère, je ressemblais plus à un souriceau qu’à un bébé. Nous ne connaissions pas le luxe, mais nous apprécions ces moments qui à l’heure actuelle sont, pour nos enfants, anodins pour ne pas dire nuls. ... Je perçois encore l’émerveillement éprouvé lors de notre première rencontre. C’était au mois de juillet chez les parents d’un ami commun à nos deux frères, il y a plus de quarante ans et pourtant si présent dans ma mémoire. Je portais la robe bleue de ma sœur aînée ajustée par ses soins. Lui, un pantalon bleu foncé avec des poches sur les côtés à mi-genou et une chemise.

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