La gloire d'Israël

Dominique Roux

Illustration du livre : La gloire d'Israël

Spirituel par nature, l'homme croit toujours quelque chose : l'athée croit en l'absence de la divinité. Que croire ? Où est le salut, qu'est-ce que la damnation ? "Qu'est-ce que la vérité ?" demandait Pilate au Nazaréen Jésus condamné par les Juifs. Qu'est-ce que l'erreur ? Qu'est-ce que l'Église du Christ, pourquoi se déclare-t-elle infaillible, qu'est-ce que l'éclipse de cette Église ? Qu'est-ce que la papauté, qu'est-ce qu'un faux pape ? Qu'est-ce que la liberté ? De quel principe le concept de "judéo-christianisme" procède-t-il, pourquoi est-il étranger à la vraie foi catholique ? Que signifie "Israël" et pourquoi faut-il distinguer ce nom de sa contrefaçon ? Les réponses à ces questions primordiales existent.

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  • Convaincu de la prééminence des réalités invisibles sur le monde visible, je crois fermement que rien n'est plus important, pour l'homme, que ce qu'il croit : rien n'est plus important que la vie intérieure de l'homme. Partant de ce principe, il apparaît évident que toute analyse historique et politique dépourvue de la dimension spirituelle et religieuse inhérente à l'homme, restera une analyse aveugle et vaine. Les réalités spirituelles dictent les événements temporels, et la neutralité spirituelle n'existe pas. Quelles que soient les croyances, une réalité temporelle inaltérable s'est imposée à l'humanité entière : le temps des hommes s'articule autour de l'incarnation de Jésus-Christ sur la terre. L'an zéro : il y eut un avant et nous vivons dans l'après. Jésus-Christ est la bascule du temps, et contrairement à l'éternité, le temps, par nature, est compté. De fait, Jésus-Christ est le Maître du temps, et cette réalité ne tient aucun compte des avis et humeurs instables des hommes. Pourquoi parler d’Israël ? Durant mon enfance, j’ai toujours ressenti autour de ce nom comme un malaise, une incompréhension. La liturgie dite catholique que mon éducation me donnait à découvrir et à vivre, m’invitait à entendre des paroles tirées des saintes Écritures – ancien et nouveau Testaments, chants, prières – et bien souvent, ce nom : "Israël". Je ne parvenais pas à faire le lien entre le peuple d’Israël dont il était question, ce peuple de l’ancienne Alliance, "peuple élu", c'est-à-dire choisi par Dieu ; et l’entité politique du même nom, fondée un peu moins de vingt années avant ma naissance. Comment admettre une supposée unité entre une identité élue de Dieu et donc destinée à une vocation salutaire, et un lieu géographique terrestre ensanglanté d’un drame permanent ? Le bruit ambiant du monde me faisant entendre que ce nom en question était attribué à l’identité juive, et je ne pouvais pas comprendre ce que signifiait être Juif : j’apprenais religieusement que Jésus-Christ, le Seigneur Dieu, "Roi des Juifs" selon Pilate, incarné au sein de ce peuple juif, avait été rejeté et livré à une mort infamante par les Juifs. D’autant plus difficile à comprendre qu’ayant reçu l’éducation religieuse émise par la nouvelle théologie née de Vatican II, j’étais censé admettre que Juifs et Chrétiens croyaient dans le même Dieu, malgré ce déicide. Comment pouvoir associer unité et rejet ? Je ressentais comme un non ajustement, une incompatibilité, et ne parvenais pas à concevoir de continuité entre l’histoire sainte que j’écoutais, de l’ancienne Alliance jusqu’au Christ et Son Église instituée par Lui, et l’histoire contemporaine relative à ce qu’il est convenu d’appeler "l’État hébreu". Comme si l’identité d’Israël s’était perdue. Ce nom d’Israël me dérangeait : il évoquait pour moi à la fois l’Alliance entre Dieu et Son peuple, l’horreur de persécutions de juifs abondamment et constamment rappelée à la terre entière comme un catéchisme obligatoire et culpabilisant, et un conflit meurtrier incessant sur la terre de Palestine, terre où naquit Jésus de Nazareth. "Israël" m’étais mystérieusement problématique. Cette très profonde incompréhension – d’abord d’enfant puis d’adolescent – ne m’était pas précisément identifiable, elle était confuse et il m’était donc impossible de la formuler malgré sa présence, et je l’ai intériorisée. Plus tard, je la délaissai. Encore plus tard, ma relation au mass-media ayant catégoriquement changé, ce nom d’Israël a ressurgi en mon esprit. C’est alors que, quelques années avant mes cinquante ans, le temps de l’extériorisation et de la clarification est arrivé. Convaincu que les existences invisibles répandues dans les espaces célestes évoquées par l’apôtre Paul (Éphésiens 6, 12) exercent un pouvoir sur celles du monde visible, et pressentant une importance première sur ce nom d’Israël, j’ai eu besoin de mieux en découvrir et comprendre la signification théologique, et donc de rechercher ce que Le "Verbe de Dieu" enseigne à son sujet. En m’y attelant, il m’a été donné de découvrir l’impensable : Israël n’est pas "Israël". Plus exactement, "Israël" n’est pas ce que le monde croit. Par conséquent, en constatant que mes coreligionnaires catholiques croient ce que le monde croit au sujet d’Israël, j’ai compris que l’enseignement infaillible de l’Église catholique avait été et reste occulté. Vatican II a été l'aboutissement d'un processus révolutionnaire initié au commencement de l'ère chrétienne. J’ai donc compris que l’éducation religieuse que j’avais reçue était erronée, trompeuse : contrairement aux apparences entretenues, la Synagogue et l'Église sont diamétralement contraires. La première est à l'Antéchrist ce que la seconde est au Christ. À l’ancien succède le nouveau, l’après indique que l’avant est consommé. L'esprit du monde est relativiste : il lui est insupportable d'entendre qu'une vérité immuable le dépasse complètement. Qu'en sera-t-il de chaque homme, une fois franchie la frontière séparant le temps terrestre du mystère de l'éternité ?

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  • Plus de deux millénaires après la Résurrection du Christ, le monde croit encore qu’Israël est le peuple juif. Il ne faut pas s’en étonner : l’esprit du monde n’aime pas la Vérité mais la combat. Israël n’est pas le peuple juif, mais le peuple dont l’espérance est exclusivement tournée vers le seul vrai Dieu, de qui il reçoit la foi et en vit. Israël est le peuple du seul vrai Dieu dont le royaume n’est pas de ce monde. Israël n’est et ne peut pas être une nation terrestre, car sa vraie patrie est éternelle, elle est au ciel : Israël marche à la suite des Patriarches confessant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Israël n’est et ne peut pas être une ethnie, car le vrai Israélite, adorateur de son Père en esprit et en vérité, n’est pas né du sein de sa mère : il est né de nouveau, de l’eau et de l’Esprit. Enfermé avec tous les hommes dans la finité terrestre – le monde touche à sa fin annoncée, Israël seul atteindra la divine gloire éternelle dans l’infinité céleste. Telle est la promesse émise par Le Nazaréen à Israël, Son peuple élu depuis avant tous les temps. Seule, la véritable Église fondée par Jésus-Christ est dépositaire de cette promesse. Suivant son invariable doctrine de foi, elle la communique à l’humanité entière qu’elle a vocation à convertir, d’où son universalité : Katholikós. L’universalité humaine est appelée à la seule vraie foi. Par opposition, la Synagogue qui ne veut pas des cieux mais veut la terre, ne vise pas à convertir les goyim : La constitution d’une religion universelle est le but final du judaïsme. Contrairement à ce qu’enseignent l’église de contrefaçon et ses faux pontifes, ces deux universalités demeureront radicalement contraires jusqu’à la fin des temps, anéantissement du monde auquel seul le véritable Israël échappera. La gloire d’Israël, c’est l’éternité du Christ.

  • Nombre de pages 776
    Langue french
    Type Livre imprimé en niveaux de gris
    Format A4
    Papier Papier standard
    Couverture Couverture souple
    Reliure Dos carré collé
    Lamination Brillant
    ISBN 978-2-8083-3213-2 9782808332132