1944, la Libération dans la région de Mont-de-l'Enclus

Philippe Duponcheel

Illustration du livre : 1944, la Libération dans la région de Mont-de-l'Enclus

Ce travail est basé sur les nombreux témoignages recueillis en 1994 à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la Libération par le journal "le Courrier de l’Escaut". Cette série d’articles est augmenté de nombreuses photos collectées sur notre page Facebook. En introduction, la période 1940-1943 a été ajoutée. Suivent le début de l’année 44 jusqu’aux mois de juin, juillet et août à Orroir, Wattripont, Renaix ; le château Behaghel en août 44 ; les 1 et 2 septembre, les Allemands se replient ; le 3 septembre, les V 1 explosent ; de Celles à Renaix, le 3 septembre, les traces d’une arrière-garde allemande ; une escarmouche improvisée ; les Anglais arrivent enfin, d’Orroir à Renaix ; la Libération du 3 au 6 septembre, dans la région de Mont-de-l’Enclus ; la guerre n’est pas finie : 6 septembre, à Avelgem et Kruishoutem

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  • Mon épouse, Françoise Vandenbussche, est issue d’une vieille famille d’Amougies alors que moi, je suis originaire de Mouscron et ne suis arrivé dans la région que via un travail de bénévolat au home l’Espoir de Russeignies, village limitrophe d’Amougies. En 1978, le journal régional, « Le Courrier de l’Escaut », soucieux de développer son ancrage local, contacta la commune de Mont-de-l’Enclus via son secrétaire communal, Robert Vandenbussche (1922-2015), mon oncle, pour trouver un « correspondant » ... Et me voilà bientôt embarqué dans cette tâche malgré ma formation plutôt scientifique : j’ai certes une scolarité classique (gréco-latine) mais celle-ci a débouché sur une licence en mathématiques à l’UCL ! Et, sur la lancée du journalisme local, quand l’échevine de la culture, Rosine Deraedt, en 1984, voulut créer un « Cercle d’histoire locale », m’en voilà bombardé secrétaire. Dès le départ, nous avons pu bénéficier de l’aide précieuse de deux historiens régionaux chevronnés, Jean-Marie Vlieghe (1938-2008), auteur d’un remarquable travail sur les procès de sorcellerie à Amougies-Russeignies, qui accepta de devenir notre premier président, et Albert Cambier (1922-2010), conservateur et responsable de la crypte de Renaix. « Tu verras, m’avait dit ce dernier, si tu t’intéresses à l’histoire locale, finalement chaque lieu où tu passes dans ton village, te racontera une histoire ». Il avait mille fois raison et le travail qui suit, en est le reflet. Bien que la fusion des communes date déjà de 1977, l’entité de Mont-de-l’Enclus n’a fait l’objet que de peu de publications spécifiques si l’on excepte les quelque 36 bulletins du Cercle d’histoire locale (soit près de 2.500 pages) et quelques textes que j’ai rédigés pour le livre sur la Province du Hainaut aux éditions Racine en 2009. Amougies a fait l’objet d’un livre publié à compte d’auteur par Guy Spillebeen, « Amougies, un Village, des Hommes, une Histoire » en 2011 et le bourgmestre, en 2019, a fait paraître un ouvrage intitulé « Découvrir Mont-de-l’Enclus » aux Editions Wapica, avec de magnifiques illustrations mais, hélas, aussi de nombreuses erreurs dans les commentaires. Une série de sept livres sont consacrés respectivement à Amougies, Anseroeul, Orroir, Russeignies, le mont de l’Enclus (c-à-d l’Enclus du Haut qui fait partie d’Orroir mais qui a été traité séparément en tant que site touristique principal), le domaine de Calmont et le bois de l’Enclus (het Kluisbos). Ceci est donc le dernier volet de la série : sa publication en a été postposée face à l'attente d'aménagements dans le bois côté wallon, projets finalement revus à la baisse par manque de subsidiation et toujours pas réalisés. A noter également deux publications sur des écrits de l’auteur flamand Stijn Streuvels qui s’est inspiré de l’histoire locale de Russeignies dans «De terechtstelling van een onschuldige » (L’exécution d’un innocent) et « De Blijde Dag » (Le Jour Heureux) et deux publications, l’une sur les princes locaux « Les Montmorency-Croisilles à Amougies-Russeignies » et l’autre, un ouvrage collectif consacré aux « Sorcières en Amougies-Russeignies au 17e siècle » Une autre série de quatre livres est également clôturée : elle est consacrée aux paroisses de l’entité de Mont-de-l’Enclus : la paroisse Saint-Brice d’Orroir, la paroisse Saint-Bavon d’Amougies, la paroisse Saint-Paul d’Anseroeul et la paroisse Saint-Amand de Russeignies. Une dernière série aura pour objet les "institutions" présentes dans l'entité. Un premier fascicule est déjà paru ; il est consacré à une institution d'Orroir : le "Home Emmaüs", autrefois "Pensionnat de la Sagesse" ou "l'Institut Saint-Joseph", aujourd'hui maison de repos "La Colline". Un second est en préparation ; il concerne une institution de Russeignies : le "Home l'Espoir", autrefois "le Couvent des Soeurs de la Miséricorde" ou "l'Institut Saint-Antoine" ou encore "les Colonies scolaires de Gand". Une autre série est consacrée aux portraits d'habitants "célèbres" de Mont-de-l'Enclus en commençant par Albert Willecomme, photographe et peintre à Orroir, témoin de l'histoire locale du 20e siècle et un deuxième portrait d'un personnage natif de Russeignies, un village qui vit naître nombre de personnages importants - qui l'eût cru ? - : Mgr Meerschaert (1847-1924) qui fut le premier évêque des Indiens d’Amérique. Le troisième livre de portraits est consacré à deux enfants de Russeignies, un missionnaire et un ophtalmologue qui ont tous deux vécus, loin de leur village natal, au XIXe siècle. Le quatrième livre de portraits est également consacré à deux enfants de Russeignies : un Sans-Culotte, Aimable Meuris, grâce à qui, selon Napoléon, la Révolution française fut sauvée (rien de moins !) et un général, Louis-Joseph Opsomer qui démarra sa carrière sous Louis XV et la termina comme général de brigade commandant d’artillerie de l’armée du Rhin, juste avant le Directoire. Deux portraits concernent la ville voisine, Renaix : celui du Père Philippe, natif de Renaix, rédemptoriste aux idées radicales (1874-1935) et celui de son contemporain, Diedrich Speckmann (1872-1938), un auteur allemand de romans qui fut caserné à Renaix en 1918. Un fascicule décrit le portrait de deux ecclésiastiques proches de l’Enclus, Mgr Ruysschaert et Mgr Descamps, et de trois nafits de Russeignies : Jean-Baptiste Dumoulin, Jean-Marie Vlieghe et l'abbé Philippe Tonneau. Après un ouvrage qui rend hommage à trois combattants pour la Patrie durant la Première Guerre mondiale, en lien avec Amougies, Russeignies et Orroir, et un récit de 8 parachutages qui eurent lieu en 1943, dans les environs du mont de l'Enclus, la série se clôture par le portrait d'Odon Van Pevenaege (1893-1917), habitant d'Anseroeul, grenadier-clairon durant la guerre 14-18, portrait rédigé à partir du journal qu'il a tenu sur le front de l'Yser. Après ces portraits, un tour d'horizon des "pionniers" du tourisme au mont de l'Enclus et de leurs successeurs puis un aperçu de l'évolution du rail entre Russeignies, Amougies et Orroir entre 1863 et 1962 ( et même dans les environs de Mont-de-l'Enclus), quatre ouvrages ont été consacrés aux légendes locales : la légende de l'ermite qui a recueilli un enfant princier, l'a baptisé en lui donnant son propre nom, l'a éduqué ... tellement bien qu'il devint le premier Forestier de Flandre et qu'il fonda les villes de Lille et Bruges, rien que ça !. ... sans oublier la légende des faux monnayeurs et même un roman sur la vie de l'ermite Liedericq. Nous débutons ici une série consacrée aux deux guerres mondiales avec un volet intitulé "Orroir, un lieu de mémoire", un volet intitulé "Mont-de-l'Enclus et sa région entre 1914 et 1918", un troisième volet à propos de la vie quotidienne sous l'Occupation entre 1940 et 1945 à Mont-de-l'Enclus et un quatrième volet qui fait un parallèle entre les deux grandes guerres mondiales à Mont-de-l'Enclus. Deux derniers volets sont consacrés à la Libération. Comme l’histoire ne s’arrête jamais, par la suite, quelqu’un prendra le relais et continuera probablement la tâche sur ces sujets ou sur d’autres. Merci d’avance à lui.

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  • Pour célébrer le 50ème anniversaire de la Libération, le Courrier de l’Escaut entreprenait la publication d’une série d’articles évoquant les événements qui s’étaient déroulés en 1944 dans la région. Tous ces articles ont par la suite été regroupés dans un bel opuscule sous le titre « Le jour où ils sont arrivés ». Les lecteurs du Courrier de l’Escaut avaient eu ainsi l’occasion de (re)découvrir les petits et les grands côtés des journées entourant le 3 septembre 1944. Si chaque entité avait eu « droit » à une page complète, Mont-de-l’Enclus avait eu le privilège de s’en voir consacrer deux … et même trois, si l’on compte la relation du périple de M. Dufour, un habitant de Kain, qui, à cette occasion, nous avait expliqué comment, après avoir été réquisitionné avec sa charrette et son cheval, il avait dû remonter toute la route provinciale de Tournai à Renaix, en passant par Anseroeul, pour atteindre Audenarde. Si Mont-de-l’Enclus avait eu droit à plus de place que les autres, c’est que beaucoup de choses se sont passées ce jour-là dans l’entité et que le texte prévu à l’époque était assez long … trop long ! Le projet avait dû être résumé et réduit de moitié ! Ce que nous publions aujourd’hui sous le titre « La Libération dans la région de Mont-de-l’Enclus » est le texte intégral, basé sur les nombreux témoignages recueillis en 1994, augmenté de nombreuses photos collectées depuis, notamment par Pascal Havenne, Erfdeel Kluisbergen, Martial Geenens, Anny Onyn et de nombreux autres que nous remercions ici pour leur aide précieuse. en introduction, la période 1940-1943 a été ajoutée (1940 : la Bataille de L’Escaut ; mai 40, la chute d’un avion allemand ; la Tour touchée en 1940 ; la vie quotidienne à Renaix ; des manœuvres allemandes en 40-41 ; un bivouac allemand à l’Enclus en juillet 1942 ; le vol des cloches en août 1943) le début de l’année 44. (20 février 1944 : la chute d’un aviateur à Wattripont ; 18 février 1944 : la rafle d’Orroir ; 14 juin 1944 : des bombes à Wattripont ; juillet 1944 Saelens à Renaix ; 24 août 1944 : les Geenens à Renaix) le château Behaghel en août 44 les 1er et 2 septembre, les Allemands se replient ; un bombardement est programmé ; le 3 septembre, les V 1 explosent ; l’unité allemande évacue du château vers Renaix ; une victime : Eric Zonneman) de Celles à Renaix, le 3 septembre, les traces d’une arrière-garde allemande. (Jean Fobe abattu ; un convoi traverse Amougies ; péripéties autour d’un drapeau français ) L’Armée blanche improvise une escarmouche. Les Anglais arrivent enfin, d’Orroir à Renaix. Fête et bagarres ; des membres d’un état-major au Péché Mignon La Libération les 3 et 4 septembre dans la région de Mont-de-l’Enclus (dans l’ordre alphabétique : Antoing, Ath, Audenarde, Beloeil, Brakel, Leuze, Ormeignies, Péruwelz, Quevaucamps, Stambruges, Tournai) Du 4 au 6 septembre (Courtrai le 4 septembre ; les environs de Courtrai : Zwevegem, Bissegem ; Zottegem ; Audenarde ; Ename ; Wodecq / Ellezelles ; Flobecq ) la guerre n’est pas finie : 6 septembre, à Avelgem et Kruishoutem

  • Nombre de pages 212
    Langue french
    Type Livre imprimé en couleur
    Format A4
    Papier Papier standard
    Couverture Couverture souple
    Reliure Dos cousu (fil de lin)
    Lamination Brillant
    ISBN 978-2-8083-4385-5 9782808343855