Deuxième tome de la collection des « Walons Scriyèdjes », ces « Noyés foû dèl bonète » constituent une première série de fables de Noël. Fables au sens soutenu du terme, ces courts textes se révèlent tout à la fois humoristiques, impertinents, voire politiquement incorrects.
Sorte de Dr Jekill et Mr Hyde, Christian Spits, pendant plusieurs décennies, a subdivisé son temps entre l’univers cité de Liège, errances créatives en Irlande ou ailleurs, et une implication pas toujours très assidue dans l’entreprise familiale liée au secteur horeca.
Dilettante, grand voyageur du réel et de l’imaginaire, cet amateur essentiellement autodidacte se veut pour seule ambition de partager avec son « public » ce qui le fait vibrer dans l’espoir de lui apporter quelque fragment de bonheur.
Né en 1955 sous le signe du cancer et affublé d’une timidité héréditaire, il vit enfermé pendant l’enfance et l’adolescence dans la fréquentation de l’enseignement dit libre.
Il n’a pas moins retiré de cette expérience teintée d’humanisme un désir intense de connaissances et de rencontres originales, tout en se défiant de tout académisme et de toute spécialisation à outrance.
La découverte de l’Irlande et des Irlandais va lui apporter les bases essentielles à une prise de conscience : sa passion pour la Magie de la Vie et la Grandeur de l’Univers.
Il se rend alors progressivement compte que son aptitude quelquefois démesurée à plonger dans la rêverie, tout en révélant aussi un genre de déni d’incarnation, est une forme naturelle de méditation et la clef, sous condition d’en trouver l’usage équilibré, qui lui permet d’appréhender la Vie, de devenir non seulement créatif, mais surtout créateur.
Ou plutôt co-créateur !
Depuis 2012, il se consacre essentiellement à l’écriture. Éclectique, il passe volontiers de la rédaction d’articles à des récits biographiques ou de voyage, en visitant surtout le roman. Là, se mêlent souvent terroir, intrigue policière et surtout humour, car son but premier, quelles que soient les potentialités des divers degrés ou grilles de lecture, est de faire sourire, voire rire ; en bref, mettre de bonne humeur ceux qui lui ont fait confiance pour meubler un moment de loisir.
Gn-a-t-i co måy ine saquî po polu dîre çou (ou l’ cis) qui s’ catche po’drî l’ pèsonèdje dè Pére Noyé ? In‑andje ? Ine sôre di robot ? On spèke ? Ou tot simplumint in-ome come in‑ôte ? Ou co bin sèreût-i seûlemint ine lèdjinde ? Ine drole d’istwêre inventèye par dès martchands po sayî d’ nos fé roûvî l’ôte fåve, li cisse avou Djôsèf, Marîye èt li p’tit Jèzus qui d’hinda disqu’a nos ?
Målåhèye dèl savu, èdon ?
C’èst portant çou qui li scriyeû va sayî di v’ fé discovri tot-å-lon di cès quéquès fåves qui v’ polez goster avou tote vosse goûrmandîze et tot rouvant vos propincions po l’ modéråcion.
Sèt‘ fåvurons po surviker ås zafes dè Noyé
avou…
L’ côp d’ Malcus‘ d’a Papa Noyé,
A ‘nnè piède sès djèyes,
On måva djubèt,
Hydulphe fêt s’ Marèye tchipote,
Deûs‘ treûs vrêyes å-d’-fêt dè Noyé,
La qui l’ rêkèmî rota pôr so lès-êwes !
Djans, ‘ne coûte rawète po l’ vôye !
On lècsique…
Èt, on pô tot-avå, dès p’tits dèssins foû sqwér d’a Marèye Zabèle.