Découvrir Anseroeul
Philippe Duponcheel
En une cinquantaine de pages, le livre vous invite à parcourir quelques lieux connus ou moins connus d’un des villages qui composent l’entité de Mont-de-l’Enclus : Anseroeul. Depuis la fusion des communes de 1977, Mont-de-l'Enclus est une des 581 communes de Belgique réunissant quatre anciens villages : Anseroeul, Amougies, Orroir et Russeignies. Contrairement aux autres villages de l’entité, Anseroeul n’a jamais fait partie de la Flandre Orientale mais a toujours été situé en Région wallonne, dans la province de Hainaut. Anseroeul, séparé des trois autres villages enclusiens par une rivière, la Rhosnes, est de loin le village le plus rural et le plus étendu : 1280 ha sur les 2689 ha couverts par l’entité de Mont-de-l’Enclus. Ce livre vous propose de vous y promener, dans l'espace et dans le temps. Bonne promenade
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Mon épouse, Françoise Vandenbussche, est issue d’une vieille famille d’Amougies alors que moi, je suis originaire de Mouscron et ne suis arrivé dans la région que via un travail de bénévolat au home l’Espoir de Russeignies, village limitrophe d’Amougies. En 1978, le journal régional, « Le Courrier de l’Escaut », soucieux de développer son ancrage local, contacta la commune de Mont-de-l’Enclus via son secrétaire communal, Robert Vandenbussche (1922-2015), mon oncle, pour trouver un « correspondant » ... Et me voilà bientôt embarqué dans cette tâche malgré ma formation plutôt scientifique : j’ai certes une scolarité classique (gréco-latine) mais celle-ci a débouché sur une licence en mathématiques à l’UCL ! Et, sur la lancée du journalisme local, quand l’échevine de la culture, Rosine Deraedt, en 1984, voulut créer un « Cercle d’histoire locale », m’en voilà bombardé secrétaire. Dès le départ, nous avons pu bénéficier de l’aide précieuse de deux historiens régionaux chevronnés, Jean-Marie Vlieghe (1938-2008), auteur d’un remarquable travail sur les procès de sorcellerie à Amougies-Russeignies, qui accepta de devenir notre premier président, et Albert Cambier (1922-2010), conservateur et responsable de la crypte de Renaix. « Tu verras, m’avait dit ce dernier, si tu t’intéresses à l’histoire locale, finalement chaque lieu où tu passes dans ton village, te racontera une histoire ». Il avait mille fois raison et le travail qui suit, en est le reflet. Bien que la fusion des communes date déjà de 1977, l’entité de Mont-de-l’Enclus n’a fait l’objet que de peu de publications spécifiques si l’on excepte les quelque 36 bulletins du Cercle d’histoire locale (soit près de 2.500 pages) et quelques textes que j’ai rédigés pour le livre sur la Province du Hainaut aux éditions Racine en 2009. Amougies a fait l’objet d’un livre publié à compte d’auteur par Guy Spillebeen, « Amougies, un Village, des Hommes, une Histoire » en 2011 et le bourgmestre, en 2019, a fait paraître un ouvrage intitulé « Découvrir Mont-de-l’Enclus » aux Editions Wapica, avec de magnifiques illustrations mais, hélas, aussi de nombreuses erreurs dans les commentaires. Une série de sept livres sont consacrés respectivement à Amougies, Anseroeul, Orroir, Russeignies, le mont de l’Enclus (c-à-d l’Enclus du Haut qui fait partie d’Orroir mais qui a été traité séparément en tant que site touristique principal), le domaine de Calmont et le bois de l’Enclus (het Kluisbos). Ceci est donc le dernier volet de la série : sa publication en a été postposée face à l'attente d'aménagements dans le bois côté wallon, projets finalement revus à la baisse par manque de subsidiation et toujours pas réalisés. A noter également deux publications sur des écrits de l’auteur flamand Stijn Streuvels qui s’est inspiré de l’histoire locale de Russeignies dans «De terechtstelling van een onschuldige » (L’exécution d’un innocent) et « De Blijde Dag » (Le Jour Heureux) et deux publications, l’une sur les princes locaux « Les Montmorency-Croisilles à Amougies-Russeignies » et l’autre, un ouvrage collectif consacré aux « Sorcières en Amougies-Russeignies au 17e siècle » Une autre série de quatre livres est également clôturée : elle est consacrée aux paroisses de l’entité de Mont-de-l’Enclus : la paroisse Saint-Brice d’Orroir, la paroisse Saint-Bavon d’Amougies, la paroisse Saint-Paul d’Anseroeul et la paroisse Saint-Amand de Russeignies. Une dernière série aura pour objet les "institutions" présentes dans l'entité. Un premier fascicule est déjà paru ; il est consacré à une institution d'Orroir : le "Home Emmaüs", autrefois "Pensionnat de la Sagesse" ou "l'Institut Saint-Joseph", aujourd'hui maison de repos "La Colline". Un second est en préparation ; il concerne une institution de Russeignies : le "Home l'Espoir", autrefois "le Couvent des Soeurs de la Miséricorde" ou "l'Institut Saint-Antoine" ou encore "les Colonies scolaires de Gand". Comme l’histoire ne s’arrête jamais, par la suite, quelqu’un prendra le relais et continuera probablement la tâche sur ces sujets ou sur d’autres. Merci d’avance à lui.
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L’histoire d’Anseroeul aurait été écrite vers 1900 par un érudit local, PJ Daumerie, mais son travail, s’il a été un jour publié, est aujourd’hui introuvable. La destruction de nombreux documents durant la guerre 40-45 ne permettra jamais hélas d’en produire l’équivalent. Courageusement, Robert Delachapelle (1913-1993), secrétaire communal d’Anseroeul, a repris le flambeau. On lui doit deux ouvrages de référence : « Notes historiques sur le village d’Anseroeul » et un « Rapport » rédigé à l’occasion d’un concours entre villages en 1952. Grâce à ces travaux, on apprend que le nom ANSEROEZ apparaît dès 877 et connaîtra différentes variantes (ANSENROET – OSSENROET etc) dont certaines font penser au nom d’un hameau encore existant aujourd’hui, Ocheroeulx, qui pourrait être le centre primitif de la formation du village. Tout le monde s’accorde pour voir dans le radical ROET ou ROEUL l’allusion à un défrichement ; quant à ANSER ou OSSEN, certains y voient un nom de personne, propriétaire des lieux, tandis que d’autres y décèlent un mot latin désignant une oie, ce qui ferait d’Anseroeul le défrichement des oies ou le défrichement d’Ossen. C’est à l’époque mérovingienne que l’histoire d’Anseroeul se dessine, cette localité, comme de nombreuses autres dans les environs, faisant partie du fief d’Einde ou d’Inde lez Maestricht. De l’époque mérovingienne à la fin de l’Ancien Régime, la terre d’Anseroeul fut une possession très morcelée : outre la seigneurie dénommée comme la paroisse, on y trouve quantité de petites seigneuries et fiefs qui feront, au cours des siècles, l’objet de nombreux achats, ventes ou héritages … occasions de croiser des grands noms de la noblesse : Gérard d’Alsace, dit de Roussillon, qualifié de « seigneur d’Anseroeul » vers 890, meurt sans héritier. Plus tard, le même titre est porté par le fameux Gilles de Chin (mort en 1137) qui tua le dragon qui désolait les environs de Mons. Louis II, comte de Blois et de Soissons, mort en 1372, donne la seigneurie d’Anseroeul à sa fille naturelle, Marie de Beaumont, épouse de Jacques de Berlaimont qui, dès lors, porte le titre de « seigneur d’Anseroeul » en 1417. Au remariage de ce dernier, les terres d’Anseroeul reviennent à Marie de Blois, épouse de Philippe d’Inchy, dont la fille vendit ce bien à Baudouin de Lannoy en 1479. La famille de Lannoy conserve les terres d’Anseroeul jusqu’en 1610, à la mort d’Yolande de Lannoy, épouse de Jacques de Croy [de la famille de Charles de Croy, commanditaire des célèbres Albums de Croy ou Croij]. A la mort de Jehan de Lannoy, on trouve qualifié « seigneur d’Anseroeul » Léon I de Maulde qui était déjà seigneur des Grand et Petit Carnois. En 1772, la famille de Maulde possède encore la seigneurie d’Anseroeul qui passe, par achat, aux de Gouy, dernière famille à posséder ces terres sous l’Ancien Régime. Outre « la seigneurie de Gaillard » et « la seigneurie de le Courbe », on trouve aussi parmi les petites seigneuries et fiefs « la seigneurie de la Croix ou de Croix » qui passa par héritage aux de Bonnières puis, en 1612, à Jacques de Cunchy, seigneur des Grand et Petit Carnois par achat à Jacques de Maulde, et, ensuite à la famille des Princes de Nassau. Contrairement aux autres villages de l’entité, Anseroeul n’a jamais fait partie de la Flandre Orientale mais a toujours été situé en Région wallonne, dans la province de Hainaut. Anseroeul, séparé des trois autres villages enclusiens par une rivière, la Rhosnes, est de loin le village le plus rural et le plus étendu : 1280 ha sur les 2689 ha couverts par l’entité de Mont-de-l’Enclus. Si les anciens moulins à vent ont aujourd’hui complètement disparu de son paysage, la campagne anseroeuloise est toujours parsemée non seulement de nombreuses grosses fermes mais aussi de multiples petites chapelles ou calvaires, témoins de la vie spirituelle intense des habitants au siècle dernier. Le centre du village a, dès le début du 19e siècle, accueilli un couvent-pensionnat qui a longtemps assuré la formation de nombreux jeunes, comme le fait encore aujourd’hui la seule école qui subsiste dans l’entité enclusienne et qui est résolument tournée vers l’avenir. Autres paris sur l’avenir : - depuis 2006, au centre du village, a été construit un « Atelier Rural », un bâtiment « industriel » très bien intégré dans le paysage rural du village qui abrite aujourd’hui une entreprise d’insertion reconnue par la Région wallonne qui emploie plus de 60 personnes, ce qui en fait le plus important employeur enclusien. - deux fermes accueillent aujourd’hui des fermes pédagogiques, l’une pour des personnes en difficulté présentant une déficience mentale légère, l’autre pour des groupes ou des individus avec stages Nature, hippo-thérapie et même un festival folk. - en 2018, une brasserie artisanale a démarré ses activités avec un produit phare : une bière dénommée « Kluiz » , en référence à la légende locale de l’ermite de l’Enclus (de Kluizenaar-Ermite van de Kluisberg/mont de l’Enclus).
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Nombre de pages 50 Langue french Type Livre imprimé en couleur Format A4 Papier Papier standard Couverture Couverture souple Reliure Dos cousu (fil de lin) Lamination Brillant ISBN 978-2-8083-0905-9 -
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