Découvrir Russeignies
Philippe Duponcheel
En une soixantaine de pages, ce livre vous invite à parcourir quelques lieux connus ou moins connus d’un des villages qui composent l’entité de Mont-de-l’Enclus : Russeignies (et ses environs). Depuis la fusion des communes de 1977, Mont-de-l'Enclus est une des 581 communes de Belgique réunissant quatre anciens villages : Anseroeul, Amougies, Orroir et Russeignies. Russeignies faisait autrefois partie de la Flandre Orientale mais, depuis 1963, le village a été rattaché à la Région wallonne et à la province de Hainaut, même si ses habitants ont gardé des contacts étroits, culturels et économiques, avec les communes limitrophes flamandes, Renaix et Kluisbergen. Russeignies a un passé étonnant de richesses, tant par les personnalités qui y ont vu le jour que par les "événements" qui s’y sont déroulés (procès de sorcellerie, légendes ...)
-
Prix
18,87 €
-
Date d'expédition estimée
Dans 3 jours
Quantity discounts:
| Quantité | Remise | Price per book |
|---|---|---|
| 25+ | 1% | 18,68 € |
| 50+ | 2% | 18,49 € |
| 100+ | 3% | 18,30 € |
| 250+ | 5% | 17,93 € |
-
Mon épouse, Françoise Vandenbussche, est issue d’une vieille famille d’Amougies alors que moi, je suis originaire de Mouscron et ne suis arrivé dans la région que via un travail de bénévolat au home l’Espoir de Russeignies, village limitrophe d’Amougies. En 1978, le journal régional, « Le Courrier de l’Escaut », soucieux de développer son ancrage local, contacta la commune de Mont-de-l’Enclus via son secrétaire communal, Robert Vandenbussche (1922-2015), mon oncle, pour trouver un « correspondant » ... Et me voilà bientôt embarqué dans cette tâche malgré ma formation plutôt scientifique : j’ai certes une scolarité classique (gréco-latine) mais celle-ci a débouché sur une licence en mathématiques à l’UCL ! Et, sur la lancée du journalisme local, quand l’échevine de la culture, Rosine Deraedt, en 1984, voulut créer un « Cercle d’histoire locale », m’en voilà bombardé secrétaire. Dès le départ, nous avons pu bénéficier de l’aide précieuse de deux historiens régionaux chevronnés, Jean-Marie Vlieghe (1938-2008), auteur d’un remarquable travail sur les procès de sorcellerie à Amougies-Russeignies, qui accepta de devenir notre premier président, et Albert Cambier (1922-2010), conservateur et responsable de la crypte de Renaix. « Tu verras, m’avait dit ce dernier, si tu t’intéresses à l’histoire locale, finalement chaque lieu où tu passes dans ton village, te racontera une histoire ». Il avait mille fois raison et le travail qui suit, en est le reflet. Bien que la fusion des communes date déjà de 1977, l’entité de Mont-de-l’Enclus n’a fait l’objet que de peu de publications spécifiques si l’on excepte les quelque 36 bulletins du Cercle d’histoire locale (soit près de 2.500 pages) et quelques textes que j’ai rédigés pour le livre sur la Province du Hainaut aux éditions Racine en 2009. Amougies a fait l’objet d’un livre publié à compte d’auteur par Guy Spillebeen, « Amougies, un Village, des Hommes, une Histoire » en 2011 et le bourgmestre, en 2019, a fait paraître un ouvrage intitulé « Découvrir Mont-de-l’Enclus » aux Editions Wapica, avec de magnifiques illustrations mais, hélas, aussi de nombreuses erreurs dans les commentaires. Une série de sept livres sont consacrés respectivement à Amougies, Anseroeul, Orroir, Russeignies, le mont de l’Enclus (c-à-d l’Enclus du Haut qui fait partie d’Orroir mais qui a été traité séparément en tant que site touristique principal), le domaine de Calmont et le bois de l’Enclus (het Kluisbos). Ceci est donc le dernier volet de la série : sa publication en a été postposée face à l'attente d'aménagements dans le bois côté wallon, projets finalement revus à la baisse par manque de subsidiation et toujours pas réalisés. A noter également deux publications sur des écrits de l’auteur flamand Stijn Streuvels qui s’est inspiré de l’histoire locale de Russeignies dans «De terechtstelling van een onschuldige » (L’exécution d’un innocent) et « De Blijde Dag » (Le Jour Heureux) et deux publications, l’une sur les princes locaux « Les Montmorency-Croisilles à Amougies-Russeignies » et l’autre, un ouvrage collectif consacré aux « Sorcières en Amougies-Russeignies au 17e siècle » Une autre série de quatre livres est également clôturée : elle est consacrée aux paroisses de l’entité de Mont-de-l’Enclus : la paroisse Saint-Brice d’Orroir, la paroisse Saint-Bavon d’Amougies, la paroisse Saint-Paul d’Anseroeul et la paroisse Saint-Amand de Russeignies. Une dernière série aura pour objet les "institutions" présentes dans l'entité. Un premier fascicule est déjà paru ; il est consacré à une institution d'Orroir : le "Home Emmaüs", autrefois "Pensionnat de la Sagesse" ou "l'Institut Saint-Joseph", aujourd'hui maison de repos "La Colline". Un second est en préparation ; il concerne une institution de Russeignies : le "Home l'Espoir", autrefois "le Couvent des Soeurs de la Miséricorde" ou "l'Institut Saint-Antoine" ou encore "les Colonies scolaires de Gand". Comme l’histoire ne s’arrête jamais, par la suite, quelqu’un prendra le relais et continuera probablement la tâche sur ces sujets ou sur d’autres. Merci d’avance à lui.
Voir le profil de Philippe Duponcheel Voir les autres livres de Philippe Duponcheel -
Le nom de RUSSEIGNIES (ROZENAKEN en flamand) proviendrait du mot « Rocenaka », qui signifierait « propriété de Rotsen ». Il s’agit d’une localité essentiellement à vocation agricole qui s’étend sur 525 hectares et comptent un peu plus de 500 habitants (691 en 1895)… parfois désignés avec un brin d’humour sous le sobriquet de « Totos » ou « Innochins » (simplets). Autrefois situé en Flandre, le village de Russeignies est rattaché à la Wallonie en 1963 (tout comme Amougies et Orroir). Les rues qui séparent Renaix et Russeignies, sont très rectilignes : ce sont d’anciennes voies romaines reliant le port de l’Escaut à Reims et Blicquy. A mi-chemin entre cette route et l’église, on a découvert les traces d’une importante villa romaine du 1e siècle. Au sommet de l’Enclus, à hauteur du lieu-dit « la Mine de fer », on a mis à jour des tombes gallo-romaines contenant des céramiques en guise d’offrande. C’est aussi près de « la Mine de fer », au château de Calmont, que les Allemands aménagèrent en 1944 le seul entrepôt belge pour des bombes volantes de type V1. A la Libération, ils firent exploser l’ensemble, avant l’arrivée des Alliés. Russeignies, englobée dans les possessions d’une abbaye proche d’Aix-la-Chapelle, fut vendue à Guy de Dampierre à la fin du 13e siècle. Elle ne formait qu’une seule seigneurie avec Amougies. Ces deux villages ont donc eu la même histoire. Le Chapitre de Renaix était le propriétaire de « la Cense de Wadimont », dite « ferme Saint-Hermès ». A l’issue des procès en sorcellerie ouverts à l’encontre d’habitantes du village entre 1596 et 1680, une « sorcière » fut brûlée vive en 1656. Le sujet a été étudié avec brio par Jean-Marie Vlieghe (1938-2008), originaire de Russeignies , dans son ouvrage intitulé « Sorcières en Amougies-Russeignies au XVIIe siècle » . Russeignies a vu naître des personnages au parcours remarquable : Louis Joseph Opsomer, né en 1737, devint général de la Révolution française ; Aimable Meuris, né en 1760, permit, à la tête de ses Sans-Culottes en 1793, de sauver Nantes des Royalistes … et par voie de conséquence, la France, selon les dires de Napoléon lui-même ; Pierre-Joseph Vallez, né en 1811, ophtalmologue, écrivit un traité de chirurgie oculaire (1858) qui lui valut une décoration du Tsar de Russie ; Henri-Joseph Depelchin, né en 1822, jésuite, atteignit le Zambèze et fut le premier à franchir les chutes Victoria en 1881 ; Théophile Meerschaert, né en 1847, fut le premier évêque des Territoires Indiens (Oklahoma) en 1891. La première église de Russeignies date du 11e-12e siècle. L’église Saint-Amand a été reconstruite en 1782 sur les soubassements encore visibles de l’ancien édifice. Une belle pierre funéraire, fort endommagée, encastrée à gauche du porche, est datée de 1575, époque des troubles religieux dans la région. Elle a fait l’objet d’une remarquable étude par Albert Cambier (1922-2010), conservateur et responsable de la crypte de Renaix, étude parue dans les Annales du Cercle d’histoire de Renaix et reprise ensuite dans un bulletin du Cercle d’histoire locale de Mont-de-l’Enclus. Vu sa vocation agricole, Russeignies compte de nombreuses fermes dont la plus connue est la « ferme Saint-Hermès », composée d’imposants bâtiments bâtis autour d’une cour en carré : le dimanche de la Trinité, les Renaisiens font le tour de leur ville (le « Fiertel », 32 km) en portant la châsse (la « fierte ») de leur saint patron Hermès. Les pèlerins font un arrêt dans cette ferme autrefois propriété des chanoines de Renaix. En face de l’église, une autre ferme massive a marqué l’histoire du village : la « Villa » ou « De Kluis », ancienne propriété de l’évêché de Gand qui accueillit après 1903 des colonies scolaires, tout comme un autre bâtiment situé sur la route vers Amougies. Si la paroisse est dédiée à saint Amand, les habitants de Russeignies vouent un culte tout particulier à saint Donat : au bord du parc communal, la chapelle Saint-Donat a été édifiée suite à une promesse des paroissiens. On y invoque le saint notamment pour se protéger de la foudre.
-
Nombre de pages 64 Langue french Type Livre imprimé en niveaux de gris Format A4 Papier Papier standard Couverture Couverture souple Reliure Dos carré collé Lamination Aucun ISBN 978-2-8083-1012-3 -
Le Livre en Papier, c'est aussi :
-
Paiements par carte
Le Livre en Papier vous permet de payer vos commandes par Bancontact, Visa et MasterCard, mais aussi par virement bancaire.
-
Livraison internationale
Le Livre en Papier expédie vos commandes où que vous soyez via les services Bpost.
-
Publication gratuite de vos livres !
Le Livre en Papier vous permet de publier un livre gratuitement, sans surprise ni frais cachés. Cliquez ici pour plus d'informations.
-
Paiements par carte