Découvrir le mont de l'Enclus (l'Enclus du Haut)

Philippe Duponcheel

Illustration du livre : Découvrir le mont de l'Enclus (l'Enclus du Haut)

Ce livre vous invite à parcourir quelques lieux connus ou moins connus du site touristique qui a fait la renommée de l’entité de Mont-de-l’Enclus (avec tirets) : le mont de l’Enclus ou l’Enclus du Haut. La butte a donné son nom à l’entité, ce qui entraîne parfois quelques confusions, tout comme de l’autre côté de la frontière linguistique où l’on parle également de la commune de Kluisbergen, de la butte dénommée Kluisberg et du bois de l’Enclus connu sous le nom de « Kluisbos ». Le site, fréquenté par des randonneurs dès 1850, a connu la 1ère vague du « tourisme » de la grande bourgeoisie dès 1882, de quoi pouvoir accueillir le « tourisme » de la petite bourgeoise dès la Belle époque vers 1900 et de quoi ouvrir grand les portes des « pensions de famille » pour le « tourisme de masse » dès avant les premiers congés payés de 1936.

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  • Philippe Duponcheel

    Mon épouse, Françoise Vandenbussche, est issue d’une vieille famille d’Amougies alors que moi, je suis originaire de Mouscron et ne suis arrivé dans la région que via un travail de bénévolat au home l’Espoir de Russeignies, village limitrophe d’Amougies. En 1978, le journal régional, « Le Courrier de l’Escaut », soucieux de développer son ancrage local, contacta la commune de Mont-de-l’Enclus via son secrétaire communal, Robert Vandenbussche (1922-2015), mon oncle, pour trouver un « correspondant » ... Et me voilà bientôt embarqué dans cette tâche malgré ma formation plutôt scientifique : j’ai certes une scolarité classique (gréco-latine) mais celle-ci a débouché sur une licence en mathématiques à l’UCL ! Et, sur la lancée du journalisme local, quand l’échevine de la culture, Rosine Deraedt, en 1984, voulut créer un « Cercle d’histoire locale », m’en voilà bombardé secrétaire. Dès le départ, nous avons pu bénéficier de l’aide précieuse de deux historiens régionaux chevronnés, Jean-Marie Vlieghe (1938-2008), auteur d’un remarquable travail sur les procès de sorcellerie à Amougies-Russeignies, qui accepta de devenir notre premier président, et Albert Cambier (1922-2010), conservateur et responsable de la crypte de Renaix. « Tu verras, m’avait dit ce dernier, si tu t’intéresses à l’histoire locale, finalement chaque lieu où tu passes dans ton village, te racontera une histoire ». Il avait mille fois raison et le travail qui suit, en est le reflet. Bien que la fusion des communes date déjà de 1977, l’entité de Mont-de-l’Enclus n’a fait l’objet que de peu de publications spécifiques si l’on excepte les quelque 36 bulletins du Cercle d’histoire locale (soit près de 2.500 pages) et quelques textes que j’ai rédigés pour le livre sur la Province du Hainaut aux éditions Racine en 2009. Amougies a fait l’objet d’un livre publié à compte d’auteur par Guy Spillebeen, « Amougies, un Village, des Hommes, une Histoire » en 2011 et le bourgmestre, en 2019, a fait paraître un ouvrage intitulé « Découvrir Mont-de-l’Enclus » aux Editions Wapica, avec de magnifiques illustrations mais, hélas, aussi de nombreuses erreurs dans les commentaires. Une série de sept livres sont consacrés respectivement à Amougies, Anseroeul, Orroir, Russeignies, le mont de l’Enclus (c-à-d l’Enclus du Haut qui fait partie d’Orroir mais qui a été traité séparément en tant que site touristique principal), le domaine de Calmont et le bois de l’Enclus (het Kluisbos). Ceci est donc le dernier volet de la série : sa publication en a été postposée face à l'attente d'aménagements dans le bois côté wallon, projets finalement revus à la baisse par manque de subsidiation et toujours pas réalisés. A noter également deux publications sur des écrits de l’auteur flamand Stijn Streuvels qui s’est inspiré de l’histoire locale de Russeignies dans «De terechtstelling van een onschuldige » (L’exécution d’un innocent) et « De Blijde Dag » (Le Jour Heureux) et deux publications, l’une sur les princes locaux « Les Montmorency-Croisilles à Amougies-Russeignies » et l’autre, un ouvrage collectif consacré aux « Sorcières en Amougies-Russeignies au 17e siècle » Une autre série de quatre livres est également clôturée : elle est consacrée aux paroisses de l’entité de Mont-de-l’Enclus : la paroisse Saint-Brice d’Orroir, la paroisse Saint-Bavon d’Amougies, la paroisse Saint-Paul d’Anseroeul et la paroisse Saint-Amand de Russeignies. Une dernière série aura pour objet les "institutions" présentes dans l'entité. Un premier fascicule est déjà paru ; il est consacré à une institution d'Orroir : le "Home Emmaüs", autrefois "Pensionnat de la Sagesse" ou "l'Institut Saint-Joseph", aujourd'hui maison de repos "La Colline". Un second est en préparation ; il concerne une institution de Russeignies : le "Home l'Espoir", autrefois "le Couvent des Soeurs de la Miséricorde" ou "l'Institut Saint-Antoine" ou encore "les Colonies scolaires de Gand". Comme l’histoire ne s’arrête jamais, par la suite, quelqu’un prendra le relais et continuera probablement la tâche sur ces sujets ou sur d’autres. Merci d’avance à lui.

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  • Grâce à un petit voyage au travers des cartes géographiques anciennes, on constate que le sommet de l’Enclus a très tôt accueilli une grande chapelle, voire un ermitage (kluis en néerlandais) tandis que l’Enclus du haut voyait tourner les ailes d’un moulin près duquel se cachait une plus petite chapelle. Vers 1630, deux cartes mentionnent la présence d’une « nouvelle » chapelle au sommet mais, dès 1712, une carte nomme la chapelle (« Cap de la Trinité ») et la qualifie de « ruine ». En 1745, une carte mentionne cependant simplement « la chapelle de Lanclus » et localise encore une plus petite chapelle près du moulin. En 1775 reste une seule « haute chapelle » que l’on représente par un petit bâtiment sans clocher En 1784 et 1794, on parle à nouveau de rénovation avec les mots « Nieu hooche cluyse » (nouvel ermitage du haut). Vers 1810, au sommet de l’Enclus, apparaît pour la première fois une tour bien que, par la suite, la plupart des cartes continueront à parler de « chapelle » … Avant 1900, l’Enclus était tout sauf un désert boisé. Il était parsemé d’une multitude de petites fermes basses au toit souvent recouvert de tuiles et/ou de chaume. Les plus anciennes cartes postales permettent de s’en faire une idée, que ce soit à l’Enclus du Bas ou à l’Enclus du Haut (le Drapeau français, les deux fermettes blotties au pied du moulin) tout comme au Chemin du Renard (la ferme Coquereelmont, la laiterie Bonte-Moreau, chez Rose-la-Maman-des-douceurs, des fermes dans la descente vers le château du Triponchaux, la Couronne, la Volière, la ferme de Jean Van Marke ou de Jean-Baptiste Provost, etc.) A propos de glissement de terrains en 1843, la presse parle déjà de randonneurs sur les pentes de l’Enclus. Un échange de cartes postales évoque la dégustation d’un verre de goutte dans un estaminet de l’Enclus en 1854. Une lettre de l’auteur hennuyer Octave Pirmez mentionne un rendez-vous de chasse en 1877 dans le bois de l’Enclus où l’écrivain s’est égaré dans la brume. Le peintre Charles de Kessel, dès 1882, se fait le chantre des beautés de la « montagne » de l’Enclus et n’hésite pas à y installer un temps son atelier. Après avoir loué un chalet construit à l’emplacement actuel du « Centre Protestant » à Amougies (on ne sait pas exactement en quelle année), l’industriel français Robert Fallot l’achète en 1888 pour y passer la belle saison. D’autres viendront construire leur chalet aussi sur les hauteurs surplombant les villages d’Orroir et d’Amougies ; ils ont pour nom Rogier, Burkard et Dujardin. Plus tard, on parlera de « villa » plutôt que de chalet : toujours à la même hauteur, M. Brébart, maître de carrières à Antoing, fait construire la villa actuellement appelée « la Boiserie ». Suivent, en contrebas cette fois du Chemin du Renard, la Villa Andrée (Villa Lepoutre - «Le Vert Feuillage ») et la Villa de Mme Léonce Dupont (Oude Keuken) Après ce petit historique, ce livre vous invite à une promenade à l’Enclus, d’abord sur l’artère qui a vu naître le « tourisme » enclusien : le Chemin du Renard, du Péché Mignon au chalet des Cerisiers … en passant par la Tour. La promenade vous emmène enfin sur la seconde artère principale du sommet de l’Enclus : l’Enclus du Haut, des Acacias au Bouquet en passant par tous les établissements connus des randonneurs d’un jour qui visitent l’Enclus. Le livre se conclue en évoquant l’Enclus du Bas, un site peut-être un peu moins connu des promeneurs mais qui mérite le détour.

  • Nombre de pages 124
    Langue french
    Type Livre imprimé en couleur
    Format A4
    Papier Papier standard
    Couverture Couverture souple
    Reliure Dos cousu (fil de lin)
    Lamination Brillant
    ISBN 978-2-8083-1248-6
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