La paroisse Saint-Paul d'Anseroeul

Philippe Duponcheel

Illustration du livre : La paroisse Saint-Paul d'Anseroeul

Peu de traces nous restent de l’église précédant l’actuel édifice, même si l’on sait, selon le Status generalis dioecesis Cameracensis de 1716, que le patron en était déjà St Paul, apôtre. La reconstruction de l’église se fit sur l’emplacement de l’ancienne, vu la présence de pierres tombales de plusieurs anciens pasteurs. Et de la pierre tombale de Jacques de Cunchy, gouverneur de Bavai, seigneur des Petits et Grand Carnois, décédé en 1627. Quant aux origines de la paroisse, il est difficile de les situer, faute de documents ; elles remontent cependant à une époque très lointaine, car est cité un curé d’Anseroeul du nom de Radulphe dès 1257. La construction de l’église remonte à 1773 comme d’autres églises de la région ; à l’origine, elle ne comprenait que deux nefs ; celles des hommes ne fut ajoutée que près d’un siècle plus tard.

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  • Philippe Duponcheel

    Mon épouse, Françoise Vandenbussche, est issue d’une vieille famille d’Amougies alors que moi, je suis originaire de Mouscron et ne suis arrivé dans la région que via un travail de bénévolat au home l’Espoir de Russeignies, village limitrophe d’Amougies. En 1978, le journal régional, « Le Courrier de l’Escaut », soucieux de développer son ancrage local, contacta la commune de Mont-de-l’Enclus via son secrétaire communal, Robert Vandenbussche (1922-2015), mon oncle, pour trouver un « correspondant » ... Et me voilà bientôt embarqué dans cette tâche malgré ma formation plutôt scientifique : j’ai certes une scolarité classique (gréco-latine) mais celle-ci a débouché sur une licence en mathématiques à l’UCL ! Et, sur la lancée du journalisme local, quand l’échevine de la culture, Rosine Deraedt, en 1984, voulut créer un « Cercle d’histoire locale », m’en voilà bombardé secrétaire. Dès le départ, nous avons pu bénéficier de l’aide précieuse de deux historiens régionaux chevronnés, Jean-Marie Vlieghe (1938-2008), auteur d’un remarquable travail sur les procès de sorcellerie à Amougies-Russeignies, qui accepta de devenir notre premier président, et Albert Cambier (1922-2010), conservateur et responsable de la crypte de Renaix. « Tu verras, m’avait dit ce dernier, si tu t’intéresses à l’histoire locale, finalement chaque lieu où tu passes dans ton village, te racontera une histoire ». Il avait mille fois raison et le travail qui suit, en est le reflet. Bien que la fusion des communes date déjà de 1977, l’entité de Mont-de-l’Enclus n’a fait l’objet que de peu de publications spécifiques si l’on excepte les quelque 36 bulletins du Cercle d’histoire locale (soit près de 2.500 pages) et quelques textes que j’ai rédigés pour le livre sur la Province du Hainaut aux éditions Racine en 2009. Amougies a fait l’objet d’un livre publié à compte d’auteur par Guy Spillebeen, « Amougies, un Village, des Hommes, une Histoire » en 2011 et le bourgmestre, en 2019, a fait paraître un ouvrage intitulé « Découvrir Mont-de-l’Enclus » aux Editions Wapica, avec de magnifiques illustrations mais, hélas, aussi de nombreuses erreurs dans les commentaires. Une série de sept livres sont consacrés respectivement à Amougies, Anseroeul, Orroir, Russeignies, le mont de l’Enclus (c-à-d l’Enclus du Haut qui fait partie d’Orroir mais qui a été traité séparément en tant que site touristique principal), le domaine de Calmont et le bois de l’Enclus (het Kluisbos). Ceci est donc le dernier volet de la série : sa publication en a été postposée face à l'attente d'aménagements dans le bois côté wallon, projets finalement revus à la baisse par manque de subsidiation et toujours pas réalisés. A noter également deux publications sur des écrits de l’auteur flamand Stijn Streuvels qui s’est inspiré de l’histoire locale de Russeignies dans «De terechtstelling van een onschuldige » (L’exécution d’un innocent) et « De Blijde Dag » (Le Jour Heureux) et deux publications, l’une sur les princes locaux « Les Montmorency-Croisilles à Amougies-Russeignies » et l’autre, un ouvrage collectif consacré aux « Sorcières en Amougies-Russeignies au 17e siècle » Une autre série de quatre livres est également clôturée : elle est consacrée aux paroisses de l’entité de Mont-de-l’Enclus : la paroisse Saint-Brice d’Orroir, la paroisse Saint-Bavon d’Amougies, la paroisse Saint-Paul d’Anseroeul et la paroisse Saint-Amand de Russeignies. Une dernière série aura pour objet les "institutions" présentes dans l'entité. Un premier fascicule est déjà paru ; il est consacré à une institution d'Orroir : le "Home Emmaüs", autrefois "Pensionnat de la Sagesse" ou "l'Institut Saint-Joseph", aujourd'hui maison de repos "La Colline". Un second est en préparation ; il concerne une institution de Russeignies : le "Home l'Espoir", autrefois "le Couvent des Soeurs de la Miséricorde" ou "l'Institut Saint-Antoine" ou encore "les Colonies scolaires de Gand". Comme l’histoire ne s’arrête jamais, par la suite, quelqu’un prendra le relais et continuera probablement la tâche sur ces sujets ou sur d’autres. Merci d’avance à lui.

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  • Peu de traces nous restent de l’église précédant l’actuel édifice. Selon le Status generalis dioecesis Cameracensis 1716, le patron en était déjà St Paul, Apôtre ; la collation de la cure appartenant au Chapitre de Renaix et se faisait par voie de concours, le Seigneur temporel était le Marquis de Molenbaix, Jacques de Maulde. La paroisse comptait à l’époque 550 personnes astreintes à la communion pascale. La reconstruction de l’église se fit sur l’emplacement de l’ancienne, à en juger par les pierres tombales de plusieurs anciens pasteurs, bienfaiteurs de la paroisse, décédés antérieurement à la construction de l’édifice. Aussi par la pierre tombale du Chevalier du Tremblay, Jacques de Cunchy, Gouverneur de Bavai, qui fut seigneur de la Mouillerie à Celles, des Petits et Grand Carnois, puis du domaine de la Croix où il décéda le 8 janvier 1627. Quant aux origines de la paroisse, il est difficile de les situer, faute de documents ; elles remontent cependant à une époque très lointaine, car dans des documents anciens est cité un curé d’Anseroeul du nom de Radulphe (1257), à propos d’un conflit de dîmage avec un soldat, Willy de Forniel, lequel possédait des terres à Anseroeul. La construction de l’église remonte à 1773 comme certaines autres églises de la région reconstruites à cette époque. A sa construction, l’église actuelle ne comprenait que deux nefs ; celles des hommes ne fut ajoutée que près d’un siècle plus tard. Au sujet de son ameublement, les anciens comptes reposant aux Archives du Royaume nous apprennent que le maître-autel fut l’œuvre de Jacques Quilton, menuisier au Mont de Bonsecours vers 1780. Le tableau du maître-autel, représentant un calvaire d’après Van Dyck, fut peint par le Maître Jean Théodore Barbieux de Tournai. Les autels latéraux garnissant le chœur de notre église ne semblent pas avoir été construits pour celui-ci mais seraient plutôt du remploi provenant d’une autre église, à en juger par les boiseries n’occupant pas entièrement l’espace réservé à l’autel de la Ste Vierge. L’ornementation de l’autel St Paul, d’après les motifs de sa décoration, semble avoir servi à un autel dédié à Ste Cécile, ou pourrait provenir d’un buffet d’orgue de l’époque Renaissance. Les recherches de l’historien local Robert Delachapelle permettent de retracer la vie de la paroisse de 1257 à aujourd’hui. Antérieurement à la Révolution de 1830, l’enseignement, comme un peu partout à cette époque, avait été très négligé à Anseroeul. Monsieur l’abbé Philibert Bataille, natif de Celles, devenu curé d’Anseroeul en 1835, chercha les moyens de remédier à cette ignorance où croupissait la population. Après s’être assuré le concours de sa sœur, Melle Catherine Bataille, il acheta-construisit de ses propres deniers l’immeuble dont devait faire un jour partie le Couvent actuel et y établit un pensionnat. A noter dans l’église les différents hommages aux victimes de la guerre 14-18 via une liste nominative et même via un magnifique vitrail, la présence d’un « cachot » aménagé au pied du clocher, le culte particulier à saint Ghislain qu’on vient « servir » à Anseroeul principalement contre les convulsions des nouveaux-nés et la présence de quatre tableaux qui méritent d’être examinés de plus près.

  • Nombre de pages 316
    Langue french
    Type Livre imprimé en niveaux de gris
    Format A4
    Papier Papier standard
    Couverture Couverture souple
    Reliure Dos carré collé
    Lamination Aucun
    ISBN 978-2-8083-2804-3 9782808328043
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