Comme tout peut commencer d'un rien. Comme tout peut basculer en quelques jours. Une douleur atroce au torse, une impossibilité de dormir et l'annonce de ma maladie quelques jours plus tard. On pense vivre sa meilleure vie avec son bébé de neuf mois, embêtée par quelques symptômes de l'anxiété et le stress du quotidien. Seulement quand tout bascule on se rend compte à quel point cette vie est précieuse. Une goutte de pluie sur le visage, l'air froid sur le cou, le rire de son enfant. La vie. La vie vaut la peine d'être vécue à fond et on s'en rend compte seulement quand tout bascule.

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  • Micaela Ortu

    Je m'appelle Micaela. Je ne suis personne. Je suis tout le monde. Je suis fragile parce que je porte là, comme vous, ce poids de l'humanité. De la vie et de la mort. Je suis forte parce que je la vis, cette vie, et je me bats. J’ai vaincu tant de guerres, même la plus difficile. J’ai trouvé l’amour. Mais je suis toujours à la recherche de celui qui est le plus dur à acquérir, l’amour envers soi. Je cohabite, depuis sept ans, avec des troubles obsessionnels compulsifs. Maman d'une petite fille de presque deux ans. Que je maternais encore profondément quand la leucémie m'est tombée dessus, une nuit d'automne, sans prévenir. Elle a détruit tous nos repères. Il était peut-être juste temps que j'écrive enfin le récit que j'ai, toujours, tant voulu écrire. Tout advient finalement pour quelque chose.

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  • Le médecin spécialiste est venu me voir, avec deux assistants, pour m'expliquer que si je ne me soignais pas, je pouvais mourir en quelques semaines ou quelques mois. Puisque je ne voulais pas mourir, je devais me soigner. Ce qui signifiait que j'allais devoir être hospitalisée le soir même en chambre stérile. Que je ne pourrais pas voir ma fille pendant quatre ou six semaines. Que je ne pouvais plus l'allaiter. J'ai crié, j'ai pleuré, je n'y croyais pas. Ça ne pouvait pas être en train de m'arriver. Pas à moi. Je devais lâcher prise. Laisser ma fille sans moi pendant quatre longues semaines, ou plus. Sans mon odeur, sans mon sein, sans mon or blanc. Je lui disais, dans ma tête, « Ma douce, sais-tu que je ne pars pas pour toujours ? » Mais comment pouvais-je le lui promettre ? Je ne voulais pas mourir, je ne pouvais pas mourir, mais je n'en étais pas sûre. J'en avais si peur. À ce moment, j’ai réalisé que toutes les peurs qui me semblaient jusqu’alors insurmontables n'étaient rien par rapport à la peur de mourir, là, à 28 ans. Rien. On descend, là, tout en bas. On lâche tout. On hurle. On a envie d'abandonner. Qu'est-ce que c'est dur, quand on est tombé si bas, de pousser sur les bras, et de remonter. D'arrêter les larmes et de sourire. C'est dur, tous les jours. Mais là-haut il y a du soleil parfois. Il y a Nina qui court à la plage, qui joue avec le sable. Il y a Nina qui rit, qui crie, qui m'appelle. Il y a cette raison, trop grande, de ne pas rester si bas. Et voilà que la maladie m'a obligée à me mettre à nu, à m'accepter comme je suis. Sans filtre aucun, sans cheveux pour me cacher, sans maquillage pour me déguiser. C'est dur parfois, de ne plus avoir de carapace. Tel un escargot sans sa coquille. Depuis la découverte de la maladie, je ne me sens plus la même. De moins en moins. D'abord suite à la séparation avec Nina. Puis l'administration de la chimiothérapie. La perte des cheveux. Le gonflement dû aux médicaments. La faiblesse. Les nombreux symptômes déplaisants et mes émotions contrastées. Plus le temps passe et plus j'ai du mal à me reconnaître. Je ne suis plus la même que sur les photos d'il y a quelques mois. Je me sens parfois errer, parfois couler. Je me sens heureuse aussi. Par moments confuse et malheureuse. Je me sens bousculée d'un côté à l'autre entre bonheur et désespoir, entre plénitude et vide. J'ai du mal à tenir le coup. Certes, cela ne se voit pas derrière mon sourire. Il y a la faiblesse visible, mais aussi la douleur invisible. Eh oui… je ne serai plus jamais la même, mais l’aurais-je été si mon corps n'avait pas dysfonctionné ?

  • Nombre de pages 156
    Langue french
    Type Livre imprimé en niveaux de gris
    Format A4
    Papier Papier standard
    Couverture Couverture souple
    Reliure Dos carré collé
    Lamination Aucun
    ISBN 978-2-8083-2891-3 9782808328913
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