Hymnes à la Vie dans l'art pariétal du Paléolithique supérieur en Europe occidentale
Benoit De seille
La signification des peintures rupestres réalisées au Paléolithique supérieur par Homo sapiens et des nombreux symboles qui les accompagnent reste encore fort méconnue aujourd'hui. Faisant appel à la mythologie du féminin sacré et aux notions d'archétype, d'inconscient personnel ou encore d'inconscient collectif définies par Carl Gustav Jung, les auteurs proposent leur propre théorie pour tenter d'expliquer la raison d'être d'une partie de cet art pariétal et de leur symbologie par l'analyse de fresques des célèbres grottes Chauvet, des Combarelles et de Lascaux.
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L’introduction positionne notre travail dans le temps en revisitant brièvement l’évolution de la pensée, d’abord conceptuelle puis abstraite, artistique, sociale, symbolique, spirituelle et finalement mythique, support de notre réflexion. Elle précise également notre approche et notre analyse centrée ici sur trois œuvres pariétales mondialement connues à savoir la « Salle du Fond » de la grotte Chauvet, la « Salle des Taureaux » de Lascaux et la grotte des Combarelles. Au chapitre 2, l’inconscient personnel générateur notamment de rêves dans le conscient personnel est passé en revue. Dans la foulée, l’accent est particulièrement mis sur l’inconscient collectif de notre humanité où se logent les archétypes générateurs de mythes et en particulier l’archétype « anima », archétype de la Vie, physiologiquement responsable, à l’époque, de l’expression de mythes relatifs à la Vie sur les parois des grottes, de l’Aurignacien au Magdalénien. De nombreux symboles sont analysés au chapitre 3. Ainsi, à Chauvet, dans la « Salle du Fond », apparaît le symbole du divin, du « Grand Tout », du « Ciel », du « Toit du Monde » , représenté par l’hiérophanie du mammouth. Deux épiphanies sont également représentées : le cervidé pour le symbole « mort – renaissance – immortalité » et le bouquetin pour l’arc-en-ciel reliant le ciel et la terre. A Lascaux, dans la « Salle des Taureaux », l’utilisation du symbolisme numéral, le « nombre image », permet de redécouvrir la symbolique de la reproduction de la Vie. A Combarelles, fin du Magdalénien, grotte « utérus animiste de pierre » origine de la Vie, apparaît une trilogie du divin ainsi que des représentations de l’humain, l’ensemble étant associé aux épiphanies classiques. Pour conclure, certains commentaires relatifs à l’animisme sont accompagnés d’un tableau récapitulatif des différentes épiphanies clés au Paléolithique supérieur expliquant l’essentiel : le sacré, c’est la Vie.
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Nombre de pages 168 Langue french Type Livre imprimé en couleur Format A4 Papier Papier standard Couverture Couverture souple Reliure Dos cousu (fil de lin) Lamination Brillant ISBN 978-2-8083-3865-3 9782808338653