Le facteur sifflera trois fois

Patrick Vanbellinghen

Illustration du livre : Le facteur sifflera trois fois

« Le train sifflera trois fois » « Les dieux sont tombés sur la tête » ou « Une Ferrari pour deux », autant de films qui donnent la parole à l’auteur pour lui permettre de dépasser les « jeux parkinsoniens » auxquels son compagnon de vie intérieur l’invite. Parki s’est présenté il y a une quinzaine d’années. Patrick partage ici son vécu et une façon de vivre le parkinson en prenant celui-ci à cœur ouvert et aussi avec le cœur : lui donner sa juste place sans le minimiser ni le valoriser, en rire, en sourire, sans pour autant s’en moquer. Cette place, il l’a dans ce livre et dans la vie de Patrick. Alors, il nous emmène visiter différentes pistes, il nous enchante avec les paroles de chansons lui servant de muse et il s’amuse, cachant ses maux derrière les mots. Et si « l’enfer a ri pour deux», lui, «le facteur sifflera trois fois."

  • Prix

    10,00 €

  • Date d'expédition estimée

    Dans 2 jours

  • Kinésithérapeute à la retraite, Patrick Vanbellinghen aime la vie, et la vie le lui rend bien. Oui, il est parkinsonien et souffre d'un ensemble de troubles liés à cette maladie, mais ce n'est pas pour cela qu'il se laisse aller. Baisser les bras, se croiser les jambes et rester dans un fauteuil ne font pas partie de son programme de vie qui est au contraire, marcher, rouler à vélo, bricoler, jardiner, faire travailler le corps et l'esprit chaque jour, vivre l'instant présent avec les capacités présentes à ce moment et aider les autres selon ses capacités dans la confiance basée sur le fait qu'il a, à chaque instant, ce qu'il a besoin d'avoir pour réaliser son but dans l'existence. Tout cela, il le partage dans les très nombreux livres qu'il a écrit et dans sa vie journalière.

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  • « Il est presque six heures maintenant et, comme Jacques Dutronc, je n’ai plus sommeil. Je laisse les mots venir et vous verrez qu’ils viennent facilement ces mots, tout autant que ces maux que Parki m’offre en échange de notre cohabitation bien que j’eusse préféré un autre loyer. Mais, en tant que locataire, il est assez social et aime à partager avec d’autres ce qu’il me paye en nature. Que voulez-vous, c’est dans sa nature et je le suis, contraint et forcé, et je les essuie, ces larmes qui me viennent parfois et que je verse en silence quand lui me verse un loyer trop élevé. Oh, ce ne sont guère des larmes de reconnaissance face à ses dons et je voudrais lui dire « Qui trop embrasse, mal étreint », mais je connais sa réponse. « Je ne t’embrasse pas, je t’embrase et je t’éteins à petit feu. » Oui, c’est ainsi. Et oui, il a une drôle de façon de s’exprimer qui déteint sur moi. « Je t’éteins à petit feu … » Comment éteindre avec du feu ? Alors, quand cela est trop fort, je joue au pompier et de mes larmes intériorisées, je tente de l’éteindre moi, ce feu qui m’embrase, ce feu que je sens et ressens trop souvent dans mes jambes, l’un des signes avant-coureurs de sa présence. »

  • Nombre de pages 116
    Langue french
    Type Livre imprimé en niveaux de gris
    Format A4
    Papier Papier standard
    Couverture Couverture souple
    Reliure Dos carré collé
    Lamination Brillant
    ISBN 978-2-8083-3880-6 9782808338806