Marc VANHOVE, Bruxelles, 1944. Gradué en Arts Plastiques, Institut Supérieur Saint-Luc, Bruxelles, 1967. Élève, entre autres, de Gaston Bertrand et Jean Guiraud. Obtient le diplôme spécial de Grand Prix (La Plus Grande Distinction) en 1968. Chargé de cours à l’Institut Supérieur Saint-Luc de 1968 à1983), à l’E.N.T.M., ex « Septante-cinq » de 1970 à1977 et à l’École de Recherche Graphique de 1972 à 1999 à Bruxelles. En 2001, à l’invitation de l’artiste Joëlle Tuerlinckx, et avec le soutien de A.S.K. Vakgroep Architectuur en Stedenbouw et de l’Ugent (Université de Gand), animation d’un stage-workshop intitulé Action without knowing / La matière du visible, scale 1/1, destiné à de jeunes artistes plasticiens et à des étudiants post-graduate. En 2005-2006, directeur de mémoire de fin d’études à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels (E.N.S.A.V.) de La Cambre. Parallèlement à son activité pédagogique, il participe durant de nom-breuses années à différentes organisations citoyennes, parmi lesquelles Solidarité Etudiants Chinois, Opération Villages Roumains, Causes Communes (ex-Yougo-slavie), Avaaz et autres. Il a publié plusieurs ouvrages et articles se rapportant à la Chine, notamment une monographie consacrée à Lu Xun ("Le legs d’un écrivain", Bruxelles, 1986). A également publié d’autres ouvrages et articles consacrés à la Roumanie, notamment à l’Opération Villages Roumains ("Une utopie citoyenne", Charleroi, 1999). Plus récemment, "Des yeux sur les yeux mêmes" (Bruxelles, août 2020), des entretiens sur la couleur rédigés en collaboration avec Roland Jadinon.
« Il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais continuer. « Ces mots sont de Samuel Beckett dans L'Innommable. Ils disent bien que nous n’avons désormais plus d’autre choix que le coura-ge. Ce sera la tâche de nos enfants et de nos petits-enfants de faire bouger les lignes. Et de réparer ainsi, autant que faire se peut, les dégâts que leur auront légué les générations précédentes. C’est l’un des grands paradoxes de cette crise sanitaire : jamais les gens n’ont été aussi tenus de rester confinés, à l’écart les uns des autres ; et, en même temps, jamais ils n’ont sans doute autant éprouvé le besoin de se rapprocher, de se manifester sollicitude, attachement et bienveillance. Cette con-science d’un destin collectif et d’une appartenance à la même espèce est l’une des choses les plus réconfortantes en ces sombres temps. Nous devons continuer, nous ne pouvons pas continuer, nous allons continuer. Coûte que coûte...