Les Barbelés de l'Etoile

Didier Gaillet

Illustration of the book : Les Barbelés de l'Etoile

L'histoire est un éternel recommencement, et presque toujours pour le pire. Le sacrifice d'un homme, quelle que soit son origine, n'a pas le droit d'être inhalé. Les camps ont existé, dès l'instant où certains ont commencé à croire qu'ils étaient supérieurs à leur prochain. Venus de loin, d'autres ont quitté leur pays, leur famille, leurs amis, ayant pour objectif d'offrir une vie meilleure à leur famille. Ils y ont laissé des larmes et leur santé. Lecteur, souviens-toi que lorsque nous quitterons ce monde, nous serons tous égaux.

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  • Didier Gaillet

    Passionné d'histoire locale et issu d'une famille ayant vécu la misère des camps de prisonniers de guerre de 1940 à 1945, au travers de recherches approfondies et surtout fiables, l'auteur a voulu différencier le mythe de la réalité historique. Originaire de la région du Centre, la famille de l'auteur a connu le dur labeur du métier de mineur durant au moins six générations.

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  • Le XXe siècle est parfois nommé « le siècle des camps ». De fait, de la Sibérie à l’Afrique du Sud, en passant par la Pologne et l’Espagne, des camps sont érigés pour incarcérer, mettre au travail, ou encore exterminer des individus, des groupes ethniques, voir des populations entières. La Belgique n’échappe pas à ce phénomène. En effet, lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands érigent dans nos bassins charbonniers une série de camps destinés à « accueillir » des prisonniers de guerre soviétiques, qui sont mis au travail dans des conditions comparables à de l’esclavage. Avec la fin de la guerre, les rôles s'inversent et ce sont des soldats allemands qui sont détenus dans ces camps afin d’extraire du charbon au profit des patrons miniers et gouvernement belge, ce dernier cherchant à maintenir l’économie belge à flot. Le départ de ces prisonniers, dans le courant des années 1947-1948, ne marque pas la fin de l’occupation de ces camps. En effet, bon nombre d’entre eux sont réoccupés par des familles italiennes, venues en Belgique chercher une prospérité économique. Malgré leur importance dans l’histoire économique et politique de notre pays, ces camps n’ont guère suscité l’intérêt des Belges. Pourquoi ? Par manque d’intérêt ? S’agissait-il d’un tabou, d’une réalité que l’on refusait de voir ? S’il est difficile de trouver une réponse à cette question, il est indéniable que la thématique commence à intéresser les historiens, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Si des ouvrages sont parus sur les camps d’Erbisoeul 1 de Zedelgem 2 et sur les camps présents dans la région de Liège 3, il existait un vide concernant la région de La Louvière, et plus particulièrement Morlanwelz. Cet ouvrage, issu de recherches approfondies dans différents centres d’archives, comble ce manque et apporte indéniablement sa pierre à la construction d’une « historiographie des barbelés » en Belgique.

  • Page count 140
    Language french
    Type Book printed in grayscale
    Format A4
    Paper Standard paper
    Cover Soft cover
    Binding Perfect binding
    Lamination Glossy
    ISBN 978-2-8052-0864-5 9782805208645