La paroisse Saint-Amand de Russeignies
Philippe Duponcheel
Le premier dessin qui permet de se faire une idée de l’aspect de l’église de Russeignies est extrait d’un plan datant de 1658. La tour de l’ancien édifice datait de 1582. La reconstruction de l’église actuelle, sur l’emplacement de l’ancienne, date de 1782. Une pierre funéraire remarquable de 1575 est incrustée dans le mur près du portail ; les années récentes ont vu sa rapide dégradation. Le Liber memorialis a permis de dresser la liste des curés (et parfois des clercs) successifs de 1561 à nos jours. Trois saints ont un lien étroit avec la paroisse : saint Hermès et la tradition du Fiertel, saint Amand à qui est dédiée l’église et saint Donat qui y est particulièrement vénéré. Après un tour dans le clocher, les archives de l’IRPA permettent de se faire une excellente idée des richesses contenues à l’intérieur de l’église.
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Peu de traces nous restent de l’église précédant l’actuel édifice. Comme Amougies, Russeignies était en grande partie un fief des seigneurs de Montmorency et faisait aussi partie du chapitre de Renaix, lequel est cité vers l’an 980. Sans pouvoir fixer avec précision la date de la première église ou chapelle, mais par déduction, on peut supposer l’existence d’un édifice religieux vers le 11e ou le 12e siècle. La tour, construite en 1582, est de style gothique tardif, avec chaînage de pierres de taille aux quatre angles, ainsi qu’aux baies géminées à l’étage des cloches. A remarquer la très belle fenêtre en pierres bleues au-dessus du portail. A gauche de cette entrée, une pierre tombale, remarquable par le texte, par la beauté et le fini du sujet représenté – une scène de la passion – elle porte le millésime 1575. Où se trouvait-elle avant 1582 ? Le premier pasteur connu est Claudius Taufin ou Touffijn (1561-1582). En 1602 et en 1695, on relève : « les fenêtres ont été abîmées par jets de pierres ». On ignore dans quel état se trouve l’église à la fin du 18e siècle toujours est-il que … Henri Noé, pasteur de 1773 à 1806, fit reconstruire en 1782, une nouvelle église sur les soubassements encore visibles de l’ancien édifice (soubassements en moellons ferrugineux provenant, peut-être, du mont de l’Enclus). L’église-vaisseau est du style classique ; c’est celui que l’on rencontre dans plusieurs édifices datant de l’époque du règne de Marie-Thérèse d’Autriche. La tour et la flèche ont subi diverses réparations au cours des années : en 1810, en 1874, les toitures sont réparées et les fenêtres renouvelées. Le paratonnerre date de 1877. En 1882, l’abbé Emile Everard, curé, fait placer au pied du Calvaire le groupe représentant la Mère des Douleurs et la balustrade en fer forgé offerts par une famille locale. On ne peut préciser la date de la pose du Calvaire. Un vandale a brisé la tête de la Vierge au moyen d’une pierre en octobre 1975. L’IRPA précise que l’église, de style gothique, date de 1782 selon des ancres dans le pignon occidental collatéral Sud, que la base de l’église est en moellons ferrugineux et que les fenêtres ont été renouvelées en 1874. La tour date de 1582 selon un registre de 1754 et a été restaurée en 1848 Les peintures décoratives en 1905 étaient l'oeuvre du peintre gantois Remi Goethals.
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Page count 352 Language french Type Book printed in color Format A4 Paper Standard paper Cover Soft cover Binding Sewn perfect binding (linen thread) Lamination Glossy ISBN 978-2-8083-2871-5 9782808328715