Ce nouveau roman de Willy Grimmonprez démarre dans le calme et la douceur d’un parc : Pierre Brunin, un veuf retraité, rencontre Amélie et son jeune fils de trois ans, Loïc. Intrigué par la tristesse miséreuse de ses vingt ans, il va mettre tout en œuvre pour lui apporter son aide et son réconfort, entre autre pour échapper à Stan, le père de Loïc, un truand qui la persécute.
Comme dans les "Démons de Borgival", Willy Grimmonprez réussit à mettre en place une ambiance noire qui va s’échafauder étape par étape, en un crescendo angoissant…
Dans ses romans ou ses nouvelles, au long d’un suspense d’intrigue ou d’un polar d’ambiance, Willy Grimmonprez nous démontre sans faiblir qu’il est un auteur au talent varié, capable de créer, pour notre plus grand plaisir, des œuvres dont ne sort jamais tout à fait indemne…
Willy Grimmonprez est né à Haine-Saint-Pierre dans le Hainaut.
Dès l’âge de quatorze ans, il travaille en usine puis quitte rapidement cet univers clos pour exercer une multitude de métiers, passant de chauffeur-livreur, aux commandes de lourds engins de chantier, pour finalement se fixer comme conducteur de bus à la société des TEC.
En somme, des ambiances professionnelles qui ne le préparaient pas à l’œuvre littéraire qu’on lui connaît à ce jour.
Il n’avait pour ambition que d’écrire un seul livre… celui que son père avait imaginé et rêvait de coucher sur le papier dès sa retraite. Malheureusement, la maladie l’a fauché au terme du premier chapitre. Deux ans après sa mort, son fils a retrouvé les feuillets dans un tiroir avec l’émotion que l’on devine. Il se lance alors le défi un peu fou d’écrire l’histoire de son père et de la faire éditer sous le titre « Meurtre contre la montre ».
Dès lors, commence un long parcours fait d’espoirs et de désillusions.
Sans maître ni conseils, il propose sa première mouture à différentes maisons d’éditions qui rejettent ses écrits.
Sa persévérance et son travail paieront douze ans plus tard… « Meurtre contre la montre » sera publié en 1994, puis réédité en 2009.