Le premier ermite du mont de l'Enclus, roman

Philippe Duponcheel

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Vers 520, on confie à Remi, évêque de Reims, un enfant qu’on prénomme Liedericq et dont il assure l’éducation avec Vaast, Eleuthère et Médard. Vers 550, Liedericq s’installe sur les rives de l’Escaut avec quelques moines puis préfère s’isoler en ermite sur les pentes de l’Enclus. Là, un évènement bouleverse sa vie : suite à une attaque de brigands, il recueille à son tour un enfant qu’il baptise de son propre nom et dont il assure l’éducation. L’ermite continue à consacrer sa vie à accueillir les voyageurs dans la forêt sans-foi-ni-merci. Vers 620, il a la joie de retrouver son protégé à son retour d’Angleterre avant que celui-ci ne venge le meurtre de son père dans un combat singulier à Lille. Plus que centenaire, l’ermite rend son âme à Dieu quelques mois plus tard après avoir reçu la visite de saint Amand venu évangéliser la région.

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  • Mon épouse, Françoise Vandenbussche, est issue d’une vieille famille d’Amougies alors que moi, je suis originaire de Mouscron et ne suis arrivé dans la région que via un travail de bénévolat au home l’Espoir de Russeignies, village limitrophe d’Amougies. En 1978, le journal régional, « Le Courrier de l’Escaut », soucieux de développer son ancrage local, contacta la commune de Mont-de-l’Enclus via son secrétaire communal, Robert Vandenbussche (1922-2015), mon oncle, pour trouver un « correspondant » ... Et me voilà bientôt embarqué dans cette tâche malgré ma formation plutôt scientifique : j’ai certes une scolarité classique (gréco-latine) mais celle-ci a débouché sur une licence en mathématiques à l’UCL ! Et, sur la lancée du journalisme local, quand l’échevine de la culture, Rosine Deraedt, en 1984, voulut créer un « Cercle d’histoire locale », m’en voilà bombardé secrétaire. Dès le départ, nous avons pu bénéficier de l’aide précieuse de deux historiens régionaux chevronnés, Jean-Marie Vlieghe (1938-2008), auteur d’un remarquable travail sur les procès de sorcellerie à Amougies-Russeignies, qui accepta de devenir notre premier président, et Albert Cambier (1922-2010), conservateur et responsable de la crypte de Renaix. « Tu verras, m’avait dit ce dernier, si tu t’intéresses à l’histoire locale, finalement chaque lieu où tu passes dans ton village, te racontera une histoire ». Il avait mille fois raison et le travail qui suit, en est le reflet. Bien que la fusion des communes date déjà de 1977, l’entité de Mont-de-l’Enclus n’a fait l’objet que de peu de publications spécifiques si l’on excepte les quelque 36 bulletins du Cercle d’histoire locale (soit près de 2.500 pages) et quelques textes que j’ai rédigés pour le livre sur la Province du Hainaut aux éditions Racine en 2009. Amougies a fait l’objet d’un livre publié à compte d’auteur par Guy Spillebeen, « Amougies, un Village, des Hommes, une Histoire » en 2011 et le bourgmestre, en 2019, a fait paraître un ouvrage intitulé « Découvrir Mont-de-l’Enclus » aux Editions Wapica, avec de magnifiques illustrations mais, hélas, aussi de nombreuses erreurs dans les commentaires. Une série de sept livres sont consacrés respectivement à Amougies, Anseroeul, Orroir, Russeignies, le mont de l’Enclus (c-à-d l’Enclus du Haut qui fait partie d’Orroir mais qui a été traité séparément en tant que site touristique principal), le domaine de Calmont et le bois de l’Enclus (het Kluisbos). Ceci est donc le dernier volet de la série : sa publication en a été postposée face à l'attente d'aménagements dans le bois côté wallon, projets finalement revus à la baisse par manque de subsidiation et toujours pas réalisés. A noter également deux publications sur des écrits de l’auteur flamand Stijn Streuvels qui s’est inspiré de l’histoire locale de Russeignies dans «De terechtstelling van een onschuldige » (L’exécution d’un innocent) et « De Blijde Dag » (Le Jour Heureux) et deux publications, l’une sur les princes locaux « Les Montmorency-Croisilles à Amougies-Russeignies » et l’autre, un ouvrage collectif consacré aux « Sorcières en Amougies-Russeignies au 17e siècle » Une autre série de quatre livres est également clôturée : elle est consacrée aux paroisses de l’entité de Mont-de-l’Enclus : la paroisse Saint-Brice d’Orroir, la paroisse Saint-Bavon d’Amougies, la paroisse Saint-Paul d’Anseroeul et la paroisse Saint-Amand de Russeignies. Une dernière série aura pour objet les "institutions" présentes dans l'entité. Un premier fascicule est déjà paru ; il est consacré à une institution d'Orroir : le "Home Emmaüs", autrefois "Pensionnat de la Sagesse" ou "l'Institut Saint-Joseph", aujourd'hui maison de repos "La Colline". Un second est en préparation ; il concerne une institution de Russeignies : le "Home l'Espoir", autrefois "le Couvent des Soeurs de la Miséricorde" ou "l'Institut Saint-Antoine" ou encore "les Colonies scolaires de Gand". Une autre série est consacrée aux portraits d'habitants "célèbres" de Mont-de-l'Enclus en commençant par Albert Willecomme, photographe et peintre à Orroir, témoin de l'histoire locale du 20e siècle et un deuxième portrait d'un personnage natif de Russeignies, un village qui vit naître nombre de personnages importants - qui l'eût cru ? - : Mgr Meerschaert (1847-1924) qui fut le premier évêque des Indiens d’Amérique. Le troisième livre de portraits est consacré à deux enfants de Russeignies, un missionnaire et un ophtalmologue qui ont tous deux vécus, loin de leur village natal, au XIXe siècle. Le quatrième livre de portraits est également consacré à deux enfants de Russeignies : un Sans-Culotte, Aimable Meuris, grâce à qui, selon Napoléon, la Révolution française fut sauvée (rien de moins !) et un général, Louis-Joseph Opsomer qui démarra sa carrière sous Louis XV et la termina comme général de brigade commandant d’artillerie de l’armée du Rhin, juste avant le Directoire. Deux portraits concernent la ville voisine, Renaix : celui du Père Philippe, natif de Renaix, rédemptoriste aux idées radicales (1874-1935) et celui de son contemporain, Diedrich Speckmann (1872-1938), un auteur allemand de romans qui fut caserné à Renaix en 1918. Un fascicule décrit le portrait de deux ecclésiastiques proches de l’Enclus, Mgr Ruysschaert et Mgr Descamps, et de trois nafits de Russeignies : Jean-Baptiste Dumoulin, Jean-Marie Vlieghe et l'abbé Philippe Tonneau. Après un ouvrage qui rend hommage à trois combattants pour la Patrie durant la Première Guerre mondiale, en lien avec Amougies, Russeignies et Orroir, et un récit de 8 parachutages qui eurent lieu en 1943, dans les environs du mont de l'Enclus, la série se clôture par le portrait d'Odon Van Pevenaege (1893-1917), habitant d'Anseroeul, grenadier-clairon durant la guerre 14-18, portrait rédigé à partir du journal qu'il a tenu sur le front de l'Yser. Après ces portraits, un tour d'horizon des "pionniers" du tourisme au mont de l'Enclus et de leurs successeurs puis un aperçu de l'évolution du rail entre Russeignies, Amougies et Orroir entre 1863 et 1962 ( et même dans les environs de Mont-de-l'Enclus), quatre ouvrages ont été consacrés aux légendes locales : la légende de l'ermite qui a recueilli un enfant princier, l'a baptisé en lui donnant son propre nom, l'a éduqué ... tellement bien qu'il devint le premier Forestier de Flandre et qu'il fonda les villes de Lille et Bruges, rien que ça !. ... sans oublier la légende des faux monnayeurs et même un roman sur la vie de l'ermite Liedericq. Nous débutons ici une série consacrée aux deux guerres mondiales avec un volet intitulé "Orroir, un lieu de mémoire", un volet intitulé "Mont-de-l'Enclus et sa région entre 1914 et 1918", un troisième volet à propos de la vie quotidienne sous l'Occupation entre 1940 et 1945 à Mont-de-l'Enclus et un quatrième volet qui fait un parallèle entre les deux grandes guerres mondiales à Mont-de-l'Enclus. Deux derniers volets sont consacrés à la Libération. Comme l’histoire ne s’arrête jamais, par la suite, quelqu’un prendra le relais et continuera probablement la tâche sur ces sujets ou sur d’autres. Merci d’avance à lui.

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  • Voici pour la première fois l’histoire de Liedericq, l’ermite installé sur les pentes de l’Enclus aux alentours de l’an 550-600. D’après une brève introduction - le mont de l'Enclus aurait pu s'appeler le mont St-Liedericq - on voit qu'il y eût une première évangélisation de nos régions vers 400 - on découvre la condition des enfants au Vème siècle - on rencontre deux saints, saint Martin et saint Brice - on attend en vain Liedericq. Dans le premier conte - on se souvient des histoires sur Clovis (466-511) racontées à l'école - on fait la connaissance d’un enfant confié à St Rémi à la fin de sa vie (520) - on rencontre une flopée de saints évêques, Vaast, Médard, Eleuthère … - on voit Liedericq prendre la première décision importante de sa vie. Dans le deuxième conte - on voyage entre Tournai et Arras - on suit un adolescent entre saint Eleuthère et saint Vaast - on voit Liedericq s'installer près de l'Escaut à la demande de st Médard Dans le troisième conte - on comprend que, même dans une communauté, tout n'est pas rose - on arrive enfin sur la colline de l’Enclus vers 550 - on voit Liedericq intervenir au "Vierschaar" (tribunal). Dans le quatrième conte - on constate que nos ancêtres se sont toujours donnés rendez-vous là - on emporte une pomme de pin après avoir vénéré Cybèle et Attis - on rencontre une pierre qui grandit comme Peetje et Meetje - on s'assied enfin au bord de la fontaine d'el Sault avec Liedericq Dans le cinquième conte - on suit la construction de l'ermitage - on s'étonne du rythme donné à la journée par la cloche de l'oratoire Dans le sixième conte - on fait connaissance avec l'infâme Phinaert - on apprend comment on essayait d'exorciser sa peur de la forêt Dans le septième conte - un seigneur est poussé sur les routes par de sanglantes persécutions (600) - on voit Salvaert de Dijon et son épouse tomber d'un péril dans un autre - Ermengarde de Roussillon parvient à s'échapper - le vieil ermite Liedericq s'apprête à intervenir Dans le huitième conte - dans la solitude, Ermengarde accouche d’un petit garçon - Ermengarde se livre à l’infâme Phinaert - Liedericq trouve un bébé allaité par une biche, le baptise et le soigne - le vieil ermite recueille les confidences d'un mourant - Liedericq donne à toutes les victimes et à Salvaert une digne sépulture. Dans le neuvième conte - on voit un enfant grandir à l'ombre de l'ermitage - on comprend qu'un adolescent veut venger son père et libérer sa mère - on assiste au premier envol de l'oiseau quittant le nid vers l'Angleterre Dans le dixième conte - on voit revenir un jeune garçon d'Angleterre après 10 ans ( vers 620) - deux amis s'échangent des souvenirs - le vieil ermite espère en vain empêcher l'exécution d'un projet dangereux - Liedericq fait la connaissance d'Ermengarde - Ermengarde lui annonce la mort de Phinaert Dans le onzième conte - on voit comment le jeune Liedericq gère sa victoire - le vieil ermite décline toutes les propositions qu'on lui fait - le calme revient non sans mal dans la forêt-sans-trêve-ni-merci - Ermengarde ne survit pas longtemps à la liberté et rejoint son mari - Liedericq passe la dernière soirée de sa longue vie avec St Amand (620) Dans le dernier et douzième conte - on arrive à l'épilogue de notre histoire - on apprend que l'Enclus abrita même une retraite solitaire de St Amand - Malgré St Bavon, Ghislain, Eloi, la population reste païenne ... Annexe : l’ermite de l’Enclus, source d’inspiration pour les artistes de la région ( et non plus seulement Liedericq, grand Forestier de Flandre )

  • Page count 68
    Language french
    Type Book printed in color
    Format A4
    Paper Standard paper
    Cover Soft cover
    Binding Sewn perfect binding (linen thread)
    Lamination Glossy
    ISBN 978-2-8083-4136-3 9782808341363